Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?

Commander !

Cotizasso, gérer les cotisations de vos adhérents

Le projet LEMON GRASS 2014

                              

 

Objet : Projet « LEMON GRASS 2014 »

I.                  Introduction:

  1. Historique:
  • AKILIMA est une jeune association, et ce projet constitue la première pierre de l’édifice que nous espérons élever ensemble.

      En plus des aspects  classiques de la lutte contre les maladies infectieuses (le paludisme plus particulièrement) à savoir, les campagnes de sensibilisation et la distribution de moustiquaires imprégnées, AKILIMA souhaite s’investir dans d’autres aspects de ce combat, à l’aide d’outils inédits ou non conventionnels.

      Notre choix s’est porté sur un projet qui parait être réalisable dans un délai assez court (6 mois), et qui peut être mené à son terme grâce aux ressources locales principalement, ressources humaines et techniques surtout.

     Le projet «Lemon Grass 2014» permettra de valoriser les vertus de cette plante aux propriétés encore mal exploitées.

  • Le LEMON GRASS se présente sous la forme d’une plante à bulbes, donnant de longues feuilles minces, à bords coupants, raides, de couleur vert clair.

Cette plante dont on utilise les bulbes, mais aussi les feuilles, a un goût très prononcé de citron doux, mais reste dépourvu d’acidité.

Le LEMON GRASS est originaire d’Asie tropicale, notamment Inde et Thaïlande, et est connu depuis fort longtemps pour ses propriétés médicinales, cosmétiques et culinaires : en effet on l’utilisait déjà à l’époque de l’Egypte ancienne, ainsi qu’en Grèce et dans la Rome antique.

C’est une plante vivace tropicale qui pousse en climat ensoleillé et humide, mais qui s’accommode très bien d’un climat plus sec si irrigation régulière il y a .

Le LEMON GRASS est en Asie un ingrédient de nombreuses sauces ou soupes, ses bulbes et ses feuilles sont consommés, mais c’est surtout ses vertus médicinales qui sont utilisées en Afrique de l’ouest : diurétiques, toniques, digestives, antitussives, sédatives (en infusion), on s’en sert aussi contre les rhumatismes et les entorses.

 

 

 

  • JUFFUREH est un village de Gambie situé sur la rive nord du fleuve, a une cinquantaine de kilomètre de la capitale, Banjul. Il fait face à James Island, ancien point d’embarquement vers les colonies britanniques.

A l’instar de nombreux villages de la zone, Juffureh est soumis à un exode rural massif des jeunes qui quittent le village a la recherche de travail dans les zones urbaines, ou à l’étranger. 

Les conditions sanitaires sont parfois très dures, surtout en saison des pluies, et malgré la présence d’un centre de santé, et malgré les campagnes de sensibilisation menées par le gouvernement, le paludisme continu de faire de ravage parmi les enfants les plus jeunes (moins de 5 ans), et les personnes âgées, déjà affaiblies ou anémiées.

  •  

 

  1. Objectifs:

Le projet “LEMON GRASS 2014” a pour ambition de faire connaitre et reconnaitre auprès des populations les plus exposées, les bienfaits et avantages que cette plante peut apporter au quotidien dans la lutte contre les moustiques, vecteurs du paludisme.

Sous forme d’huiles essentielles, de savons, ou simplement en plante d’ornement, les capacités répulsives de la plantes peuvent contribuer à diminuer de façon significative l’exposition des populations fragiles aux moustiques.

La décision a donc été prise de lancer un projet pilote à Juffureh, qui nous permettra dans un premier temps d’établir un protocole de production et de distribution de plants de Lemon Grass, et dans un second temps, de nous fournir suffisamment  de jeunes plants pour passer à une production de plus grande ampleur.

Profitant de la saison des pluies qui approche, l’objectif est d’obtenir d’ici six mois de 1500 à 2000 plants de LEMON GRASS qui seront ensuite repartis et replantés en différents lieux stratégiques : Ecoles, Hôpital, quelques habitations témoins, etc…

Par la suite, des études d’impact du projet au plan sanitaire, social et économique seront réalisées afin d’améliorer et pérenniser le projet, d’en faire ainsi le premier pas vers un environnement plus sain…

 

  1. Contraintes:

Le laps de temps qui nous est imparti avant le début de la saison des pluies nous impose d’utiliser des boutures pour commencer le projet. L’utilisation de graine n’est pas envisageable dans ce cas de figure, car les jeunes semis d’à peine deux mois ne supporteraient pas les premières pluies, souvent assez violentes. Néanmoins, les graines seront nécessaires dans un avenir assez proche, dès lors qu’un terrain plus grand et mieux approprié aura été préparé afin d’envisager une culture à plus grande échelle.

De même, les contraintes économiques nous imposent d’avoir recours au bénévolat et au volontariat pour les taches lourdes de préparation et d’entretien du terrain (défrichage, clôture, labourage, arrosage, etc…) avec les rendements faibles que cela implique.

Aussi, afin d’assurer un suivi et un sérieux dans le processus de production, il s’avère nécessaire de faire appel à deux travailleurs permanents qui seront indemnisés en conséquence.

Enfin, la dernière contrainte à laquelle nous aurons à faire face est d’ordre psychologique : la mise en place d’innovations , en milieu rural plus encore, provoque souvent une réticence , voire de la méfiance, des locaux qui, désabusés par quarante ans de projets de développement inefficaces, non concertés, et inadaptés même parfois, demandent à voir des résultats concrets avant de s’impliquer.

 C’est pourquoi le village de JUFFUREH a été choisi pour tenir le rôle de village pilote du projet AKILIMA, car des projets alternatifs et innovants ont déjà été menés sur place par des associations franco-gambiennes partenaires, dans les domaines culturels, éducatifs et sportifs.

De ce fait nous bénéficions de la confiance des villageois avec lesquels nous avons toujours travaillé de façon équitable, franche et solidaire, et qui accueilleront ce projet avec beaucoup d’enthousiasme et de dynamisme.

Cf associations « Kounta Kinte », « Des clics et des brics », « Mama Africa Education ».

  •  

II.                  Le Projet:

  1. Description:
  • Phase 1: Récupération de boutures

Une partie proviendra de jardins, publics ou privés, et sera donc gratuite, pour le reste, il faudra se fournir chez les pépiniéristes  et cela occasionnera donc des frais.

  • Phase 2 : Développement des boutures (croissance racinaire)

Un espace cédé par le village sera transformé en petite pépinière, à l’aide de tablettes de cultures, de filets pare-soleils et d’un puits à proximité. Une situation pas trop exposée au soleil, bien ventilée et un arrosage fréquent et régulier sont nécessaires  aux boutures pour  développer des jeunes racines, garantissant ainsi un bon replantage.

  • Phase 3 : Multiplication des plants (croissance végétative)

Après trois semaines, les boutures ont fini de développer suffisamment de racines pour être replantées en sachet pour croissance végétative. L’arrosage doit rester fréquent et régulier, mais désormais la plante a besoin de plus d’ensoleillement. Les boutures en croissance végétative sont produites en milieu moins ombragé que les boutures en croissance racinaire.

Après 8 semaines, chaque plant peut produire une nouvelle bouture, et un nouveau cycle commence.

Le LEMON GRASS est une plante vivace, pérenne, dont le cycle de croissance est continu durant les six années que peut vivre la plante.

  • Phase 4 : Distribution des plants

Un partenariat avec l’école maternelle, l’école primaire, et l’école secondaire a été mis en place.

Les équipes pédagogiques auront à gérer la culture des plants dans le cadre d’activités éducatives, faisant participer les enfants. À ce niveau, une documentation du type affiches ou autocollants pourrait être distribuée dans un souci d’information des enfants, mais aussi afin de promouvoir le projet et de créer de nouveaux partenariats avec d’autres écoles, d’autres villages.

Le centre de santé du village et cinq concessions ont également été choisis pour participer au projet.

  • Phase 5 : Suivi du projet et étude d’impact sur l’environnement

En chaque lieu d’implantation des plants de LEMON GRASS, une personne sera désignée pour effectuer des mesures et des relevés d’observations afin d’étudier les variations du taux de présence des moustiques.

Pour cela, des pièges anti-moustiques fabriqués localement à moindre frais seront utilisés afin de relever quotidiennement le nombre de moustiques capturés. Le nombre de moustiques ainsi pris donnera une idée précise du taux de présence du moustique, sachant qu’un nombre important de prises indique une forte présence, et inversement.

Les buts des pièges anti- moustiques n’est pas de capturer tous les moustiques, mais juste de donner une appréciation de leur fréquence dans le proche environnement.

  • Phase 6 : Entretien et récolte des plants

Trois mois après transplantation, les plants de LEMON GRASS sont à maturité, et peuvent être récoltés. On récupère la partie tige verte de la plante en prenant soin de ne pas arracher le bulbe. Le plant peut ainsi perdurer pendant six années, en croissant en taille et en volume. Seul un arrosage régulier est nécessaire. Aucun traitement chimique ou autre, la plante repoussant les insectes prédateurs naturellement.

Par la suite, un atelier de transformation des feuilles en huile essentielle (alambic) devra être mis en place, en cogestion avec le groupement des femmes du village, afin d’obtenir l’huile essentielle nécessaire à la fabrication du savon, qu’il soit artisanal (produit sur place), ou industriel (savonnerie de Banjul). Mais ça, c’est déjà un autre projet.

 

2)Etude financière :

  • Tableau prévisionnel.

BUDGET PREVISIONNEL PROJET "LEMON GRASS 2014"

 

Affectation

Commentaires

a

Préparation du terrain

      200,00 €

 

b

Clôture

 

c

Fabrication tablettes de culture et abris boutures

 

d

Rénovation du puits

 

e

Achat boutures, matériel et outils

      400,00 €

 

f

Transport du matériel

      100,00 €

 

g

Indemnisation travailleurs locaux permanents

      900,00 €

5€/jour/personne sur 3 mois

h

Transport, hébergement, main d'œuvre

      150,00 €

rénovation des chambres + 12 allers/retours Juffureh-Banjul

i

Communications locales et internationales

        50,00 €

connexion GSM et internet

j

Frais secrétariat et suivi projet

        50,00 €

impression documentation et dossiers

k

Autres (journées d'action, manifestations promotionnelles...)

      150,00 €

inclus soutien logistique du projet

 

TOTAL BUDGET

   2 000,00 €

 

 

 

 

  • Remarques :

        - Deux journées d’action sont à prévoir afin de permettre une appropriation du projet par toute la population. Journées de rencontres, de débats, avec distribution de moustiquaires imprégnées et de documentations ou d’articles estampillés aux couleurs du projet (casquettes, T-shirts, autocollants, affiches). Des frais sont alors occasionnés pour l’achat de nourriture, boissons, location de chaises et sonos, etc…

         - Les salaires des travailleurs permanents ne courent que sur trois mois, car il est prévu qu’ils doivent développer parallèlement au projet, un petit jardin potager leur permettant de subvenir en partie à leurs besoins,  grâce à la  revente sur le marché local de leur production (oignons, piments, poivrons, choux).

A terme, cela devrait permettre de pérenniser les deux emplois.

 

 

3)Conclusion:

En définitive, ce projet, pris en lui-même, ne prétend pas s’émanciper financièrement, ou avoir un fort impact économique  à son terme, et le cout de sa mise en place, même s’il reste raisonnable, est un investissement important dans le contexte économique actuel.

Néanmoins, il est une étape cruciale, la première marche nécessaire à la mise en place d’autres projets futurs, qui seront économiquement viables, et qui viendront s’articuler autour de celui-ci.

De nombreuses voies sont à explorer telles :

  • La création d’un atelier de transformation de la plante en huile essentielle,
  • La création d’une savonnerie artisanale,
  • ou La production de LEMON GRASS à grande échelle, afin de répondre aux besoins de l’industrie cosmétique, toujours en besoin de matières premières.

De plus, bien que la durée officielle du projet soit de 6 mois, il est évident que celui-ci perdurera au-delà de ce délai, compte tenu de la durée de vie des plants. Ainsi le matériel sera utilisé sur une longue durée, contribuant aussi à son amortissement.

III.           Annexes: (à venir)

  • Photos de Juffureh : jardin, école, hôpital.
  • Photos LEMON GRASS.
  • Photos pièges anti-moustiques
  • Liste et devis outils et matériel.
  • Sachets  de culture biodégradables X 250.
  • Fil de fer (X 5 rouleaux 20 mètres).
  • Bèche X 2 / Binette X 2 / Râteau X 1 / Pelle X 2.
  • Brouette X1.
  • Gants X 2 paires.
  • Sécateur X 2.
  • Arrosoir X 2.
  • Filet pare-soleil (2m x 50 m) X 1.